Bruxelles,
15
Janvier
2019
|
14:02
Europe/Brussels

Transparence des valeurs de consommation et d’émissions de CO2 : Daimler Trucks accueille positivement la procédure VECTO uniformisée

Résumé
  • À partir du 1er janvier 2019, des informations précises sur la consommation de carburant et les émissions de CO2 de tous les nouveaux camions

  • Des calculs réalisés à l’aide de l’outil de simulation VECTO – une procédure uniformisée pour les données de référence

  • Les clients peuvent comparer objectivement les produits des différents constructeurs

  • Daimler Trucks livre des véhicules accompagnés de certificats VECTO depuis novembre

  • Concerne les principales catégories de camions produits au sein de l’UE – les autobus suivront plus tard

  • Élargissement souhaité de VECTO aux technologies de réduction de la consommation

  • Stefan Buchner, Président de Mercedes-Benz Trucks : « Nous considérons VECTO comme une importante condition préalable au développement de systèmes de transport encore plus durables et à une plus grande transparence du marché. Sur le long terme, le client et l’environnement en tireront tous deux avantage. »

Stuttgart – La nouvelle année coïncide avec le début d’une ère nouvelle pour le secteur européen des véhicules commerciaux. À partir du 1er janvier 2019, chaque nouveau camion de certaines catégories livré à un client européen sera accompagné d’un certificat reprenant des informations sur la consommation de carburant et les émissions de dioxyde de carbone. En pratique, Daimler Trucks communiquera ces valeurs à ses clients à la remise de l’offre. Les clients à la recherche d’un nouveau camion ont toujours été très intéressés par des valeurs de consommation réduites, ce facteur possédant un impact positif sur le coût total de possession (TCO). Cette faible consommation induit automatiquement de faibles émissions de CO2. Ces valeurs sont calculées individuellement pour chaque configuration de véhicule à l’aide de l’outil de simulation numérique VECTO (Vehicle Energy Consumption Calculation Tool). La Commission européenne a développé ce logiciel, qui inclut un test et des procédures de mesure uniformisés, en coopération avec des constructeurs, des scientifiques et d’autres experts. Pour la première fois, les acheteurs de camions au sein de l’Union européenne ont désormais la possibilité de comparer objectivement la consommation de carburant et les émissions de CO2 de véhicules proposés par différents constructeurs.

Daimler Trucks a effectué les premières certifications bien avant l’entrée en vigueur de la législation, proposant ces certificats depuis le mois de novembre. Depuis, le leader mondial du marché des camions a livré à ses clients bien plus de 1.000 Mercedes-Benz Actros accompagnés de certificats.

Stefan Buchner, Président de Mercedes-Benz Trucks : « Nous accueillons avec plaisir cette nouvelle réglementation pour la mesure des valeurs de consommation de carburant et des émissions de CO2 des véhicules commerciaux lourds. Nous considérons VECTO comme une importante condition préalable au développement de systèmes de transport encore plus durables et à une plus grande transparence du marché. Nous partageons le même objectif que l’Union européenne et voulons mettre à profit VECTO pour garantir la transparence en vue d’abaisser encore les valeurs de consommation de carburant et d’émissions de CO2. Sur le long terme, le client et l’environnement en tireront tous deux avantage. »

« Nous avons toujours eu l’ambition d’abaisser la consommation de carburant et les émissions de CO2. Selon les mesures effectuées par Dekra, nous avons déjà réduit la consommation de carburant réelle des camions Mercedes-Benz lourds et donc leurs émissions de CO2 de 22 % entre 1996 et 2016, et ce, malgré des normes d’émissions sensiblement plus strictes. La consommation de carburant de notre nouveau Mercedes-Benz Actros, que nous avons présenté en septembre 2018, est à son tour inférieure à celle de son prédécesseur, ce qui permet de réduire la consommation de 3 % sur autoroute et de 5 % sur les routes de campagne. Mais l’amélioration de la technologie diesel, qui fait l’objet des efforts les plus intenses, atteint progressivement ses limites physiques et techniques malgré les gains enregistrés au niveau du rendement. Les propositions de réduction des émissions de CO2 des camions actuellement discutées au sein de l’UE vont bien au-delà de ce qui est techniquement et économiquement réalisable, et fixent de mauvaises priorités, » poursuit Stefan Buchner.

VECTO, un élément pour atteindre les objectifs de réduction de CO2 de l’UE

Dès 2019, les données de VECTO seront utilisées comme valeurs de référence pour les futurs objectifs de l’UE en matière de réduction des émissions de CO2. Cette base de calcul et les objectifs n’ont pas encore été définis. En mai 2018, la Commission européenne a proposé de réduire les émissions de CO2 de 15 % d’ici 2025 et de 30 % d’ici 2030 (à chaque fois par rapport à l’année de référence 2019). Cela représente un triplement ou un quadruplement de la baisse continue de la consommation de carburant et d’émissions de CO2 réalisée en moyenne chaque année. En novembre, le Parlement européen a voté un avant-projet de ces propositions, modifiées par son comité environnemental, et validé une réduction des émissions de CO2 de 20 % d’ici 2025 et d’au moins 35 % d’ici 2030. Aux yeux de Daimler Trucks, un abaissement des émissions de CO2 d’environ 1,5 % par an au cours des 10 prochaines années est un objectif ambitieux mais néanmoins réaliste. Daimler attend maintenant la décision des États membres et donc la réunion du Conseil de l’Union européenne (Conseil des ministres de l’UE) le 20 décembre 2018, prochaine étape du processus législatif.

La plupart des camions produits à partir de 2019 sont concernés par VECTO – les autobus suivront plus tard

Dès le 1er janvier 2019, les éléments de législation relatifs à VECTO, basés sur le Règlement 2017/2400 de la Commission européenne de 2017, affecteront déjà une proportion significative des camions construits au sein de l’UE : les semi-remorques à deux et trois essieux et les châssis-plateaux pour les transports longue distance et régionaux, c’est-à-dire les camions des classes 4, 5, 9 et 10 (camions de plus de 16 tonnes). Au début de l’année 2020, la réglementation de l’UE inclura aussi les véhicules de distribution légers de plus de 7,5 tonnes. Selon les experts, les véhicules de la catégorie de poids entre 5 et 7,5 tonnes ainsi que les autobus suivront peu après.

Une collecte de données massive pour les calculs de VECTO

Dans un premier temps, les constructeurs doivent d’abord générer les valeurs nécessaires pour les calculs de VECTO selon des facteurs influençant la consommation de carburant, en tenant compte d’instructions précises et des exigences des organismes de test externes. Ainsi, il convient de mesurer le coefficient de traînée (résistance aérodynamique) des différentes variantes de cabines d’un modèle. Par ailleurs, il faut aussi déterminer pour les calculs de VECTO les différentes valeurs de consommation de carburant et donc d’émissions de CO2 en fonction des variantes de motorisations, de transmissions ou d’essieux. Les données obtenues, validées par des organismes de test indépendants, sont alors intégrées à l’outil de simulation VECTO. Cet outil calcule ensuite les valeurs de consommation de carburant et d’émissions de CO2 pour les configurations spécifiques dont doivent disposer les constructeurs pour leurs clients et prenant en compte les cycles de conduite.

Les valeurs VECTO sont basées sur des situations standards

Les chiffres générés par VECTO reposent sur une simulation faisant appel à un transport standard sur un itinéraire standard et avec une carrosserie standard (caisse fermée). Toutes les situations opérationnelles, de conduite ou de chargement ne peuvent être simulées. En fonction du type d’opération (longue distance, livraisons en ville ou sur chantier), du poids du véhicule, de son chargement ou du profil des routes, les mêmes camions peuvent afficher des consommations sensiblement différentes. VECTO ne prend pas davantage en compte des variantes de véhicules spéciales telles que les camions à benne ou les véhicules de collecte des déchets, qui consomment parfois des quantités de carburant différentes de celles des camions disposant d’une carrosserie standard. Les valeurs réelles peuvent donc diverger par rapport aux valeurs calculées à l’aide de VECTO.

De nombreux systèmes de réduction de la consommation pas pris en compte dans VECTO

Par ailleurs, la version actuelle du logiciel VECTO ne prend pas en compte certains systèmes qui contribuent à la réduction de la consommation et donc des émissions de CO2 en conditions réelles par les clients. Ces dispositifs comprennent notamment le régulateur de vitesse prédictif, des optimisations apportées aux tracteurs et/ou à la carrosserie, les fonctions Start & Stop et la planification intelligente de l’itinéraire. Les carrosseries et les tracteurs ne sont actuellement pris en compte que dans leur configuration standard. Daimler souhaite s’assurer que VECTO intègre toutes les mesures de réduction de la consommation et donc des émissions de CO2 d’ores et déjà disponibles. Au vu de ces manquements de VECTO, les conseils donnés par des professionnels à la clientèle au sujet de la consommation continueront à jouer un rôle essentiel pour Daimler.