12
Juin
2009
|
02:00
Europe/Brussels

Un projet-pilote le démontre : émissions de CO2 réduites grâce à un nouveau diesel produit à partir de sources renouvelables

- Présentation du premier projet-pilote en Allemagne

- 14 camions et autobus Mercedes-Benz utilisés au quotidien au cours de l’année écoulée

- Réduction significative des émissions de polluants et de CO2


Daimler AG, Deutsche Post DHL, le groupe énergétique OMV, la société de transports publics Stuttgarter Straßenbahnen AG et la compagnie pétrolière finlandaise Neste Oil ont participé à un colloque dont le thème était « Diesel from renewable resources - A step toward zero-emission transportation ?”

Dans le cadre de cet événement, les entreprises ont présenté les premiers résultats de leur projet-pilote conjoint dans le domaine du carburant issu d’une production durable. Depuis le milieu de l’année 2008, 14 camions et autobus Mercedes-Benz de série utilisant exclusivement du carburant NExBTL issu d’une production durable sont en service dans le cadre d’une utilisation quotidienne en Allemagne. Ces véhicules ont déjà parcouru un million de kilomètres.

Cet essai en conditions réelles démontre que les processus de combustion de ce diesel de substitution issu de l’huile végétale hydrotraitée (HVO) entraînent pour les moteurs une réduction sensible des émissions de polluants. Les émissions d’oxydes d’azote peuvent ainsi être par exemple abaissées de 15%. Le bilan CO2 est également positif. Depuis la culture durable de l’huile de palme jusqu’à son utilisation comme carburant en passant par sa transformation, les émissions de CO2 produites par le carburant utilisé dans le cadre de ce projet-pilote ont été réduites de plus de 60% par rapport aux combustibles fossiles.

Ce projet conjoint est planifié sur une période de trois ans prenant fin en 2011. Ses objectifs sont d’évaluer la capacité d’utilisation du nouveau carburant diesel issu de sources d’énergie renouvelables et de déterminer les gains enregistrés en matière d’émissions de CO2 réalisés au quotidien avec des véhicules de série.

Dans le cadre de ce test en conditions réelles, les véhicules commerciaux de Mercedes-Benz vont parcourir au total 3,3 millions de kilomètres et enregistrer une réduction des émissions de CO2 de plus de 2.000 tonnes. Durant cette période, Deutsche Post DHL utilisera dix camions Mercedes-Benz dans la grande agglomération de Nuremberg : cinq Mercedes-Benz Atego de taille moyenne et cinq Mercedes-Benz Actros de la gamme lourde.

Par ailleurs, la société de transports publics Stuttgarter Straßenbahnen AG exploite quatre autobus urbains Mercedes-Benz Citaro, qui roulent tous au NExBTL, un carburant renouvelable produit par Neste Oil et distribué par OMV aux différents partenaires du projet.

Cette collaboration entre des entreprises issues de différents secteurs permet d’intégrer et d’étudier chacune des phases de la chaîne, depuis la production du biocarburant jusqu’à son utilisation dans les secteurs du transport urbain, interurbain ou longue distance.

« Les résultats de la première année de test démontrent que ce carburant se comporte parfaitement sur les camions et autobus Mercedes-Benz, et qu’il est très bien toléré par les moteurs », explique le Dr. Manfred Schuckert, spécialiste de la stratégie en matière d’émissions et de sécurité pour les véhicules commerciaux de Daimler AG.

« Ces recherches sont très importantes pour notre clientèle car le biodiesel utilisé précédemment, qui appartenait aux biocarburants de la première génération, entraînait souvent des contrôles de maintenance plus fréquents, provoquant ainsi une augmentation des coûts pour les opérateurs de véhicules. » Daimler Trucks et Daimler Buses développent des solutions visant à réduire sensiblement la consommation de carburant ainsi que les émissions de CO2 et de polluants sur leurs véhicules.

En plus d’apporter des informations essentielles sur l’utilisation optimale du biocarburant issu d’huiles végétales hydrotraitées (HVO) sur des véhicules commerciaux, ce projet-pilote apporte également une contribution majeure dans le domaine de la réduction des émissions de CO2 produites par la circulation des véhicules à moteur, ce qui permet de réduire immédiatement l’impact environnemental.

Une étude réalisée par Deutsche Post DHL a ainsi montré que plus de 80% des émissions de CO2 produites par le transport de fret sont générés par les déplacements sur des distances moyennes ou longues. Selon les estimations, les volumes de transport sur ces distances vont doubler d’ici 2020.

Par ailleurs, les exigences imposées aux constructeurs en matière de protection de l’environnement sont de plus en plus strictes. C’est le cas par exemple des normes d’émissions pour l’industrie automobile et de l’utilisation des énergies renouvelables au sein de l’Union Européenne.

Ainsi, à l’horizon 2020, tous les pays membres de l’Union devront utiliser 10% d’énergie renouvelable en plus dans le secteur des transports. Deutsche Post DHL a été la première entreprise dans son secteur à se fixer un objectif concret en matière de préservation de l’environnement, à savoir celui de réduire ses émissions de CO2 de l’ordre de 30% au niveau global d’ici 2020.

A l’instar du secteur logistique, les sociétés de transport public adoptent également une politique proactive en matière de réduction des émissions de CO2 et de polluants. C’est la raison pour laquelle la Stuttgarter Straßenbahnen AG (SSB) participe à ce projet-pilote.

Afin d’avoir l’assurance que l’utilisation de biocarburants est adéquate sur le plan technique et économique, mais également favorable sur le plan environnemental, il est nécessaire d’imposer des normes et des réglementations au niveau européen et au niveau international. Il n’existe cependant pas de normes internationales reconnues pour les biocarburants issus de productions durables, des normes spécifiant par exemple leur compatibilité avec les moteurs. Cette lacune est très problématique pour les pétroliers, les distributeurs et les constructeurs automobiles, qui doivent pouvoir être capables de garantir la qualité de leurs produits.

Par ailleurs, pour répondre aux défis technologiques, il est tout aussi important de déterminer quelles sont les matières premières bio produites de façon durable.