02
Novembre
2005
|
01:00
Europe/Brussels

Véhicules utilitaires DaimlerChrysler : des technologies innovatrices pour demain

  • Andreas Renschler, membre du directoire, responsable des Véhicules utilitaires : de nouvelles technologies et de nouveaux produits au centre du programme « Global Excellence »

  • Baisse sensible du nombre d’accidents grâce à des systèmes de sécurité active

Lors de la seconde édition des Journées Technologiques de Papenburg, le secteur Véhicules industriels de DaimlerChrysler présente 50 thèmes issus de la recherche et du développe-ment et axés sur la sécurité, l’environnement et la technologie. Les techniques exposées seront progressivement mises en œuvre sur les véhicules industriels du groupe.

Andreas Renschler, membre du directoire de DaimlerChrysler AG, en charge du secteur d’activité Véhicules utilitaires, résume : « Les investissements dans les futures générations de produits constituent un pilier essentiel du programme d’optimisation ‘Global Excellence’. Nos travaux de recherche et de développement se concentrent sur des technologies et des produits nouveaux qui amélioreront encore la compétitivité du secteur Véhicules industriels. »

Le développement des véhicules industriels de demain s’inscrit dans un cadre de plus en plus étroit. En effet, il faut tenir compte des normes sévérisées en matière de pollution, de la hausse du prix des carburants et de la situation économique difficile des clients qui, de ce fait, attendent de leurs véhicules des durées d’immobilisation minimales, une consommation limitée et une disponibilité maximale.

La densité du trafic, globalement en hausse, fait également partie des facteurs à prendre en compte. Selon les prévisions établies dans le cadre du schéma directeur de développement des infrastructures de transport en Allemagne (Bundesverkehrswegeplan), le nombre de personnes-kilomètres parcourus sur les routes allemandes grimpera à 873 milliards en 2015, contre 750 milliards en 1997. En trafic marchandises, le nombre de tonnes-kilomètres devrait augmenter de plus d’un tiers sur la même période, aux termes de cette même étude. Alors qu’en 1994, environ trois millions de véhicules de transport de marchandises roulaient en Allemagne, le chiffre atteignait déjà 3,4 millions par an en 2004. L’évolution est la même en Europe, dans les pays de l’ALENA, en Asie et dans le reste du monde.

En dépit de la hausse du trafic, le nombre des accidents est resté stable compte tenu du niveau de sécurité renforcé des voitures particulières et des véhicules industriels. Pourtant, DaimlerChrysler a pour objectif déclaré de faire encore baisser le nombre d’accidents impliquant des véhicules industriels en proposant de nouveaux systèmes de sécurité active. Dans ce domaine, les collisions arrière et les sorties de route sont les deux types d’accidents les plus fréquents. Les collisions par l’arrière représentent un quart de tous les accidents impliquant des camions. Le nouveau système de freinage d’urgence, proposé en option pour les camions Mercedes-Benz à compter de 2006, permettra de les réduire de manière considérable. D’autres systèmes d’assistance et de sécurité tels que l’assistant de trajectoire, qui alerte le chauffeur en cas de sortie de route imminente, ou la nouvelle régulation de comportement dynamique ESP qui tient compte du niveau de chargement du véhicule, contribuent aussi à désamorcer les situations à risque. Au total 70 à 80 % de tous les accidents qui se produisent aujourd’hui pourront être évités grâce aux systèmes d’assistance de DaimlerChrysler.

La sévérisation des normes antipollution partout dans le monde constitue un autre impératif pour le développement des véhicules utilitaires : ainsi, en Allemagne, les émissions d’oxydes d’azote en 2020 ne représenteront plus qu’un cinquième environ des rejets émis en 1980, les émissions de particules diesel un quart seulement. Le développement de technologies de dépollution adéquates implique des coûts élevés pour les constructeurs qui sont contraints de les répercuter sur le prix des véhicules. Les faibles marges des clients, par exemple des entreprises de transport routier, rendent la tâche des constructeurs extrêmement ardue.

Andreas Renschler : « En proposant des réponses intelligentes, telles que la technologie BlueTec, qui se traduit par un gain sensible de con-sommation, nous transformons ce handicap supposé en un avantage économique pour notre clientèle. »

La flambée des prix des carburants est un facteur de coûts direct pour les clients VU et, partant, pour les constructeurs. « L’évolution actuelle nous conforte dans notre initiative visant à mettre au point des systèmes de propulsion économiques et des moteurs de substitution », poursuit Andreas Renschler.

Au niveau mondial, DaimlerChrysler compte parmi les premiers constructeurs de véhicules industriels propulsés par des moteurs de substitution : des camions, des utilitaires légers, des autobus ou des autocars dotés de moteurs au gaz naturel, à piles à combustible ou hybrides parcourent les routes d’Europe, d’Amérique, du Japon, de Chine et d’Australie.

Les véhicules DaimlerChrysler à piles à combustible marquent aussi des points : les 36 autobus à piles à combustible en service en Europe, en Australie et, depuis septembre, en Chine, ont déjà parcouru plus d’un million de kilomètres au total en essais pratiques.